On doit distinguer dans cette dénomination ceux qui sont originaires ou qui habitent l'Arabie, péninsule d'Asie comprise entre la Nubie et la Perse.
Ainsi que toutes les populations compatriotes de Mohamet converties par lui à l'islamisme qui, de son temps et après sa mort, partirent à la conquête de l'ancien monde, réunies en une seule nation pour la première fois.
Tous les pays de langue arabe et araméenne, de la Perse à la Syrie, de l'Arménie à la Cyrénaïque, ne considérant plus l'islam comme une doctrine religieuse seulement nationale, mais universelle, se donnent les forces militaires nécessaires pour répandre au dehors la doctrine du Prophète Mahomet.
À leur tête, des califes qui maintenirent l'expansion arabe et en firent une civilisation des plus avancée. Les Arabes devinrent les éducateurs des Occidentaux. D'Egypte et de Babylonie, ils receuillirent l'héritage des pratiques d'agriculture (canaux d'irrigation, cultures nouvelles).
D'industries antiques métallurgiques ou poteries (Syrie et Perse), des sciences et des arts à l'école des Perses et des Grecs
.
Conservant les notions acquisent par l'antiquité, ils les développèrent et les transmirent à l'occident, que se soit dans les domaines des mathématiques, de l'astronomie, des sciences médicales, botaniques, chimiques ou alchimiques, de la grammaire à la lexicographie, du droit à la théologie.
L'architecture, synthèse des Romains
et des Byzantins, nous a laissé de beaux restes en occident, avec l'Alcazar et la Giralda de Séville, ou l'Alambra de Grenade en Espagne.
On peut situer dans le temps l'immense empire de la conquête arabe, de 622 après J.C. à la suppression du califat par les Mongols en 1258.
Et dans l'espace, de l'Arabie au Magreb, la péninsule ibérique, une partie de la Gaule
méridionale, des établissements stables en Sicile et en Italie, de l'Iran jusqu'à la mer d'Aral, au pays de Samarcand. Des bords de l'océan Atlantique jusqu'aux frontières de l'Inde et de l'Hindou-Kouch.
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