Le Roi d'Angleterre Edouard III avait un fils, le Prince de Galles, "qui savait commander avec sang-froid, fermeté mais prudence !".
Son armée anglaise était non pas une armée de mercenaires mais nationale (de service militaire obligatoire). Il était surnommé le Prince Noir, à cause de la couleur de son armure. A la bataille de Crécy (1346) il a seize ans et combat aux côtés de son père.
Pendant quelques temps la "bataille" du prince de Galles fut en péril, la seconde ligne accourut à son aide, mais le roi refusa de lancer la réserve : "que l'enfant gagne ses éperons, car je veux que la journée soit sienne" dit-il. Il voyait tout de même, du haut de la colline, que tout allait bien. A la nuit tombée, les anglais avaient perdu une centaine d'hommes, les français comptaient plus de 30 000 mort, au dire de la chronique de Froissart.
En 1355, le Prince Noir a 25 ans, c'est un chevalier fastueux, très courtois et habile, mais d'une froide cruauté. Il dirigea une grande expédition dans le midi de la France, la guerre anglaise venait de recommancer.
A travers la province de Languedoc, "moult riche et plantureuse, un des gras pays du monde". Il dévaste plus de 500 villes et villages qui furent pillés et brûlés, sans pitié. Les Anglais "chargés comme des portes-balles, ivrent de fruits des vins de France, ramenèrent à Bordeaux 5 000 charettes pleines.
L'année suivante en 1356, le Prince Noir chercha à traverser la France du sud vers le nord. Le roi Jean II se porta à sa rencontre avec une armée de 50 000 hommes, le contact se fit près de Poitiers.
Les Anglais n'étaient que 8 000 peut-être 10 000. Le Prince Noir négocia, il offrait de ne pas combattre pendant sept ans, si on le laissait partir. Jean II refusa. Il bloquait les Anglais sur le plateau de Maupertuis et jugea qu'il ne serait pas chevaleresque de le vaincre sans combat...
Le désastre fut terrible encore plus que celui de Crécy . Jean II est fait prisonnier.
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