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Le mont Lozère est à la base une masse de granite montée des entrailles de la terre voilà quelque 280 millions d'années. Les hauts plateaux présentent des "sommets" aux sols plus épais et cultivé par l'homme.
Mais la première impression se résume à des chaos de blocs de granite éboulés soit sur une pelouse où poussent le nard - une graminée -, la fétuque, les myrtilles, la callune..., soit dans les landes à genêt aux jaunes flamboyants lors des floraison, au-dessus desquelles planent des rapaces qui traquent rongeurs, reptiles et insectes. Des paysages ras, sur lesquels s'abat un hiver presque aussi rude qu'au cercle arctique, parcourus de ruisseaux qui se rejoignent dans les vallées. Les eaux du Tarn s'écoulent ainsi paisiblement au milieu des pâturages et des tourbières.
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Jusqu'à 1 300 m d'altitudes, des troupeaux de bovins, de la race Aubrac de plus en plus fréquemment, broutent à proximité de hameaux et de fermes traditionnelles maintenues en activité. La pauvreté ou la richesse des pâturages a toujours dépendu sur le mont Lozère de la gestion de l'eau. L'irrigation a joué un rôle considérable. On peut encore trouver trace des béals - des canaux - longs de plusieurs kilomètres qui permettaient de conduire l'eau jusqu'aux maisons, d'irriguer les près et de faire tourner les moulins. Un autre signe particulier du mont Lozère tient à la présence des tourbières. On en a dénombré près de mille, dont certaines couvrent plusieurs dizaines d'hectares (tourbière des Sagnes).
Ces "mares" acides héritière de l'époque glacière permettent à des mousses, des laiches ou au droséra, une plante carnivore, de se développer. Le versant nord de la montagne du Bougès ne diffère guère dans sa configuration du mont Lozère. Son versant sud en revanche prend des accents plus méridionaux avec des hameaux de schiste et des châtaigneraies
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Dans ces contrées, l'évolution de la végétation reflète pour une grande part l'histoire du pastoralisme et, inversement, de la présence de la forêt. Ainsi, les forêts de hêtres et de sapins qui peuplaient le mont Lozère à l'époque gallo-romaine ont été détruites progressivement par les troupeaux. Pour mieux faire connaissance avec cette région, le parc national des Cévennes
offre aux visiteurs la possibilité de faire une première étape à l'écomusée du mont Lozère, dont le point central est situé au Pont-de-Montvert.
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