 |
C'est là, à Saint-Jean-de-la-Blaquière, parmi les terres de schistes des hauts cantons, que poussent les oliviers les plus résistants de la région.
Un mélange de jeunes ceps et de troncs centenaires constitue le berceau d'une olive propre à notre département, communément appelée la Lucques d'Oc et qui devrait être labellisée AOC dans les deux prochaines années.
|
La première coopérative et confiserie d'olives existante dans l'Hérault est également implantée dans ce petit village. Ouverte en 1947, cette confiserie rassemble encore quelque 300 producteurs oléicoles de l'Hérault, mais également du Gard et de l'Aude.
Depuis près de cinq ans, on y récolte chaque année environ 90 tonnes d'olives vertes et 10 tonnes d'olives noires. Une production conditionnée en olives de table (dites olives de bouche), mais aussi destinée à la fabrication d'une huile de qualité, fruitée, à la robe verte. Il en existe trois variétés spécifiques : une cuvée primeur, une cuvée sauvage et un cuvée à base de Lucques noires.
"Ici, tout se fait manuellement", explique Philippe Rasigade, le directeur de la confiserie, "depuis le ramassage, en passant par le calibrage, de la trituration jusqu'au pressage pour obtenir l'huile désirée".
La récolte est effectuée de mi-octobre à la fin novembre, en fonction de la maturité souhaitée "on dénombre quelque 60 000 oliviers sur l'ensemble de notre bassin qui compte près de 250 hectares", commente Philippe Rasigade.
" Le plus gros producteur que je connaisse possède 6 000 arbres. Un hectare génère environ quatre tonnes d'olives et il faut compter près de 100 kilos pour obtenir 10 litres d'huile après pressage".
|