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Cette légende est extraite du livre "Coutumes, croyances et légendes du Pays cévenol
".
La bête du Gévaudan ou bête de Concoules occupe une grande place dans le passé cévenol. Elle sévit vers la fin de l'empire napoléonien.
De 1809 à 1816, elle exerça régulièrement ses ravages. D'octobre à mars, elle fit 295 victimes, puis elle disparut.
Elle est apparue sous diverses formes : une bête monstrueuse, un ours, une hyène, un dragon. Certains donnent même une description plus précise.
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Elle avait la taille d'un grand veau ou d'un âne, le museau très allongé, le ventre bas traînant presque par terre, de couleur blanche. Son pelage était fauve, sa queue longue, et elle avait surtout une crinière noire, dressée, qui partait du milieu de la tête et s'étendait sur toute la longueur du dos. Ses oreilles étaient plus grandes que celles du loup.
Elle s'attaquait aux animaux, mangeait les troupeaux de moutons. Une chèvre couchée derrière la porte basse de son étable aurait eu le dos rongé par la bête. Au hameau du Nojaret, un chien appelé "Picard", dans un combat avec la bête, n'aurait dû son salut qu'à un collier garni de pointes de fer.
Cette bête, non seulement s'en prenait aux hommes, mais semblait marquer une préférence pour les enfants. Vingt enfants de 3 à 12 ans furent dévorés par elle ; lorqu'il s'agissait d'une fillette, on raconte que les épingles qu'elle tirait des vêtements de sa victime étaient déposées sur une pierre.
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