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Ce texte est extrait du magazine Chemin-Faisant
n°16 (avril 2000)
Durant le Moyen-Age, la source de Bagnols
appartient aux puissants seigneurs du Tourel dont le château fort, siège d'une des huit baronnies du Gévaudan
, verrouille la vallée du Lot à quelques kilomètres en amont du village.
Afin d'accroître la réputation de leur source, ces seigneurs propagèrent vraissemblablement une variante de la légende de la fameuse Sainte-Enimie. En voici un aperçu :
Enimie, fille du roi Clothaire II (613-628) et soeur du futur "bon" roi Dagobert était une belle enfant. Elle fut promise en mariage à un seigneur qu'elle n'aimait point.
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Pour dégoûter son prétendant, elle pria Dieu de lui envoyer un châtiment, que celui-ci exauça en la rendant lépreuse. Quelques temps après, un ange conseilla à la jeune princesse de se rendre auprès d'une source claire du Gévaudan où, par miracle, elle recouvrirait sa beauté.
Chemin faisant, Enimie rencontre une vieille femme qui lui conseille vivement les eaux de Bagnols, et en effet celles-ci lui apportent un grand soulagement. Cependant, l'ange prévint Enimie que cette guérison était momentanée car elle n'était pas l'oeuvre de Dieu, mais seulement le fait des propriétés thérapeutiques de ces eaux.
Pour plaire à son créateur, Enimie se rendit alors à la source de la Burle, dans les gorges du Tarn où elle guérit et fonda un ermitage.
Au XIXe siècle, alors que se développe la mode des bains thermaux, l'église du village, reconstruite à la façon néo-romane, fut dédiée à Sainte-Enimie qui y est toujours célébrée chaque 6 octobre.
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