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| Aubrac "l'étendue sauvage" |
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Vous souvenez-vous avoir parcouru un jour des lieux si singuliers qu'ils paraissent empreints de surnaturel? L'Aubrac est assurément de ceux-là.
Ici les glaciers ont tracé les grandes lignes du paysage, déposant parfois en se retirant, des moraines adossés à des épanchements de lave, autres témoins massifs d'époques immémoriales. Beaucoup plus tard, l'équilibre s'est accompli entre nature originelle et l'homme.
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La forêt primitive a enrichi le sol pour laisser la place à d'immenses étendues, riches d'une flore exceptionnelle à cette altitude. Le vert intense des pâturages témoigne de la présence de l'eau. Sources, lacs, innombrables ruisseaux, cascades... Mais l'eau, en Aubrac, c'est d'abord le Bès, tour à tour sage au fil de ses méandres, rapide en cascades, grondant dans la profonde entaille qu'il a creusé au nord, puissant au point de s'écouler parfois à l'encontre de la pente du relief. Une infinité de murets quadrille le paysage autour des burons. Ces constructions isolées, trappues, abritaient autrefois les Cantalès, gardiens de gigantesques troupeaux. Ces hommes ont créé sur place, puis élevé au rang d'éléments de notre patrimoine, la vache Aubrac et la fourme de l'Aubrac.
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Aujourd'hui comme hier, de la Saint-Urbain (25 mai) à la Saint-Géraud (13 octobre), des dizaines de miliers de vaches quittent leurs étables pour rejoindre les estives du plateau de l'Aubrac, perpétuant ainsi la tradition des transhumances.
L'Aubrac est un pays sans concession. Hivers vigoureux, long et magnifique, été coloré, étincelant, beauté extrème...
Les gens d'ici en ont fait un pays généreux.
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