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Maréchal Joseph Joffre

Joffre adresse sa démission au nouveau Ministre de la guerre, le Général Lyautey, qui le même jour, ce 26 décembre, lui annonçait sa nomination au grade de Maréchal de France !

Le grand quartier général Allemand, sous la présidence de l'Empereur Guillaume, entamera pendant cet hiver 16-17 des propositions de paix, manoeuvres pour empêcher le Président des Etats-Unis, Wilson de rentrer en guerre aux côtés des Alliés de l'Entente. Le 2 avril, le Congrès déclarait l'état de guerre entre les Etats-Unis et le Gouvernement Impérial Allemand et les Puissances Centrales.

Les plans de Joffre pour hâter le désastre de l'Armée Allemande auraient vraisemblablement amené la victoire décisive. Le destin en décida autrement. La crise du haut commandement changeait tout. D'où il résulte que les plans de bataille de Joffre auraient évité les destructions effroyables d'une des régions les plus riches de la France.

Le report de l'offensive alliée, le manque d'autorité du Général Nivelle par rapport à celles incontestée de Joffre, permis à l'ennemi de préparer un repli sauvage, détruisant tout: arbres, villes incendiées, villages, hameaux éffondrés, habitants en foule, chassés et dispersés dans la neige en plein hiver. La raffle des stocks, de tout ce qui peut servir (jusqu'au bouton de porte en cuivre), à la déportation, en masse dans des camps aux confins de la Russie, à l'enlèvement vers l'Allemagne de 80 000 Jeunes filles. Pillages systèmatiques des convois de bateaux et wagons partaient ainsi outre-Rhin. Fin mars 1917, enfin, l'offensive des Alliés commence mollement. Vite stoppée devant Saint-Quentin, le chemin des Dames...

Les Allemands avaient le temps de prévoir des terrains fortifiés, blockhaus, casemates. La bataille de l'Aisne faisait des morts par millier. 33 000 tués, 60 000 bléssés et 5 000 prisonniers.
Demie- victoire ! le 15 mai 1917 : nomination du Général Pétain (en remplacement du Général Nivelle) et du Général Foch, comme Chef d'Etat-Major général, poste enfin créé, qui devait revenir à Joffre. L'Amérique arrive, elle débarque en Juillet 1917 ses premiers contingents. Joffre "parrain de l'Armée Américaine" a passé l'Atlantique pour diriger la préparation militaire du Nouveau-Monde.

La "mission" du Maréchal Joffre, accompagné du Ministre de la Justice Viviani, était arrivée le 24 avril à Washington à bord du croiseur français "Lorraine II". Le 6 août 1918, le Général Foch rejoint Joffre à la Dignité de Maréchal de France. Ils défileront côte à côte, à cheval, sous l'Arc de Triomphe, le 14 Juillet 1919. Il est alors agé de 67 ans.

Une calme retraite de 12 ans précédera sa mort en 1931.

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Crédit texte : MP Dumont

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