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Au sud de Perpignan
et de l'opidum de Ruscino, la Via Domitia
se partage en deux.
Un itinéraire emprunte la côte, passant par Elne
et l'oppidum antique d'Illiberris, par Port-Vendres
ou Potyus Veneris (le port de Venus), où de nombreuse épaves de bateaux antiques ont été retrouvées dans l'anse du port actuel, puis franchit la frontière entre la Gaule
et l'Hispanie au col de Banyuls.
L'autre passe par l'intérieur des terres, les cols du Pertus et de Panissars. Ce dernier semble avoir été l'itinéraire officiel de l'administration impériale. Après le Boulou, la Via Domitia s'engage dans les gorges de la Rom.
Un ensemble exceptionnel de fortifications frontalières d'époque romaine
subsiste à hauteur du
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village des Cluses.
Deux forts romains dominent la Via Domitia, encore bien visible au fond des gorges, là où il était le plus facile de contrôler le trafic, éventuellement de vérrouiller le passage.
Des taxes de péage étaient prélevées (1/40e de la valeur de la marchandises transportées) au Portorium, petit batiment traversé par la Via Domitia
, que l'on pouvait fermer avec des portes.
Ensuite le voyageur attaquait la montée vers la station AD SUMMUM PTRENAEUM (sommet des pyrénées) au col de Panissars près du Perthus et passait sous le trophée de pompée dont il reste les soubassements.
Au col des Panissards, les ornières creusées dans la roche sont encore visibles. Un superbe panorama s'ouvre sur l'Espagne où la Via Augusta prend la suite de la Via Domitia.
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