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Les barques catalanes, appelées "llaguts", ont l'âge de la civilisation méditerranéenne et arborent une superbe voile latine qui leur donne une élégance sans pareil.
D'une simplicité élémentaire, ce gréement fait merveille en Méditerranée depuis la nuit des temps. Grecs
et Romains
l'employaient sur leurs galères, et les pirates barbaresques équipaient leurs barques rapides pour arraisonner leurs ennemis. C'est encore ce système qui est utilisé aujourd'hui sur les fragiles felouques du Nil et les farellas de Malte.
Les barques catalanes se fabriquaient ici, dans les Pyrénées-Orientales
. Banyuls
, Collioure
, le Barcarès
, avaient leur chantier naval sur la plage ou sur le quai. Elles insufflaient la vie au port, en était le poumon et le coeur.
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Au début du siècle dernier par exemple, Collioure comptait une flotte de cent sardinals qui employait plus de 700 marins. Le port comprenait également plus de 20 ateliers de salage, une quinzaine d'expéditeurs, tonneliers... L'arrivée du moteur diésel, bien-sûr transforma les "grandes catalanes", la voile ne fut plus utilisée que de façon ponctuelle. Elles s'effacèrent vers les années 60, avec l'arrivée de chalutiers plus modernes et puissants.
Aujoud'hui, les catalans flottent à nouveau sur les côtes catalanes où sont organisées des régates de voile. Enfin, de nombreuses associations de rameurs perpétuent la tradition à laquelle se livraient les épuipages afin de vendre leur poisson : les régates à la rame sur les "llaguts" sont organisées dès les beaux jours au départ de Port-Barcarès, Saint-Cyprien
, Collioure, Port-Vendres
, Cerbère
...
Ce texte est extrait de la brochure "Rivages Méditerranéens côté soleil" disponible gratuitement auprès du Comité Départemental du Tourisme des Pyrénées-Orientales. Pour tous renseignements vous pouvez les contacter.
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