La forêt de Grésigne, entre les vallées de l'Aveyron, de la Vère, du Cérou est ceinturée au nord par les plateaux calcaires et au sud-est par le causse de Cordes
. Elle est longée par le GR 46.
La prépondérances des chênes (60% du peuplement en chêne rouvre, 15% en chêne pédonculé) fait de la Grésigne la plus vaste chênaie du midi de la France.
Malgré l'absence d'habitat permanent, la forêt est occupée et utilisée depuis longtemps (oppida protohistoriques) ; elle a été exploitée par les seigneurs et les communautés paysannes.
Colbert en tire les mâts de chêne pour la marine Royale, les verriers alimentent leurs fours pour en tirer un verre fin et bleuté, les charbonniers en tirent le charbon de bois, les riverains s'en servent de combustible.
La faiblesse de l'occupation humaine permet à la forêt de la Grésigne d'abriter une faune riche en cervidés (cerfs, chevreuils), sangliers, petits mammifères carnassiers (fouines, martres, genettes, chats sauvages), ainsi que plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux nicheurs (aigles bottés, palombes, faucons crécerelle, effraies, hulottes grands ducs, bergeronnettes des ruisseaux, fauvettes à tête noire, mésanges nonnette...).
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