On peut la voir, au pied du Coudon, néogothique parmi pins et cyprès centenaires, et insolite dans la zone industrielle de La Pauline.
La chapelle ogivale fut édifiée de 1850 à 1852 selon les plans de l'architecte lyonnais
Fontaine qui collabora avec des artistes célèbres comme le sanctuaire Pradier et le maître verrier Maréchal, de Metz.
L'édifice fut consacré par l'évêque de Fréjus
, Monseigneur Wicart. On y disait la messe tous les dimanches et jours de fête pour les châtelains et les habitants des environs.
L'oeuvre de Fontaine fut parfaitement réussie et on peut y remarquer, entre autres : - au dessus du portail à triple voussures un "Ange de l'Apocalypse" ; - au sommet de l'arc brisé, un oculus avec un écusson au monogramme S.C.B. (Sanctus Carolus Borromeus) ; au-dessus, la fleur épanouie de la rosace ; - sur les contreforts verticaux, les statues et Saint-Charles Borromée et de Sainte-Thérèse, patrons des époux Farnous
; - au faîte un clocheton dont les huit colonnes de marbre blanc soutiennent une pyramide supportant, à plus de vingt mètres, la croix terminale ; - le tympan et son bas-relief représentant Saint-Charles Borromée soignant les pestiférés de Milan en 1537.
Harmonie à l'extérieur, la chapelle l'est aussi à l'intérieur par l'équilibre de ses proportions. Elle renferme une "Piéta" en marbre grisâtre des Pyrénées due, comme le bas-relief du tympan, au ciseau de Pradier.
La chapelle appartint, vers 1870, à Saint-Victor Clappier, puis, par legs, à l'archevêché de Digne
, jusqu'à ce que, pour sauvegarder cette miniature d'église ogivale, la Municipalité de La Garde s'en rendit propriétaire, pour le franc symbolique, en 1984.
Notons que pendant l'occupation, la chapelle fut sauvée de la fureur destructrice des Allemands grâce à la courageuse obstination de l'abbé Davignon.
Pour tous renseignements contactez l'Office de Tourisme Municipal de La Garde.
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