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Comme ses vins, la cuisine de Provence est variée, malicieuse et surprenante, tendre et épicée à la fois. La Côte de Provence, natif de la région, assume ce foisonnement de goût avec une belle sérénité.
Le rouge peut se faire vif, fruité et jeune, pour accompagner des grillades parfumées de garrigue, ou bien attendre une pleine maturité dans le silence des chais, pour pouvoir se marier sur le tard, avec des plats plus puissants comme les gibiers ou encore les fromages.
Le blanc sait aussi, dans sa jeunesse, apporter son fruit aux produits de la mer, ou bien entendre quelques années pour épanouir les viandes blanches ou certains fromages.
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Mais la cuisine est avant tout un exercice d'esthétique : le rosé entre alors dans l'harmonie de la table et sa note de couleur discrète, saumon ou plus soutenue, accompagne le plat et rehausse sa présence. S'ouvre alors un large domaine de découvertes.
Avant le repas, le rosé saura éveiller l'attention du palais mais sans en prendre possession pour lui laisser à table tous son sens. Par la suite, en fin diplomate, il laissera s'exprimer les saveurs délicates de la fleur de courgettes, ou du loup de mer, mais il se fera plus présent sur le filet de rouget dont il se plaira à taquiner les épices.
Il peut avoir l'élégance innée des plus grands pour conserver avec la truffe ou le homard, mais il sait aussi se faire turbulent pour jouer avec les saveurs exotiques ou simplement la diversité d'un buffet Provençal.
La Provence est un art de vivre fait de lumière, de senteurs, de paysages, de culture, de saveurs et de Côtes de Provence.
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