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Passage obligé sur le chemin de la plage blanche de Briande, frontière communale entre la Croix-Valmer
et Ramatuelle
, Taillat est le plus accessible des trois cap, à vingt minutes d'un parking automobile, par les rochers oxydés de l'Escalet.
C'est presque s'il ne faut pas s'essuyer les pieds avant de s'asseoir dans l'aube, regarder les oiseaux couchés sur la plage des Douanes, deviner les bancs de saupes en train de frétiller, broutant l'herbier de posidonies.
Entre les étangs de Villepey, les salins de Hyères
et la Camargue
, hérons cendrés et flamants roses se posent parfois ici, au milieu de cinquante-quatre espèces animales recensées.
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De fascines en ganivelles, jouant tantôt d'un relief accélarateur ou d'une dune déflectrice, le garde du Conservatoire, infatigable ange gardien des lieux, à les yeux de Chimène pour une flore très originale, tordue par le vent, euphorbes poussant sur le gneiss nourricier, barbes de Jupiter, palmiers nains, lis de mer...
Le Cap Taillat est une mine aux trésors.
Comme cette aiguade romaine, servant de vivier, sur la plage à quelques mètres d'un puits d'eau douce, mémoire de l'époque glaciaire où la baie de Bonporteau était une plaine. Aujourd'hui encore, de failles en boyaux, gravitant de canyon en galerie, l'eau oxygénée des plateaux du haut-pays tombe au fond du puits quand elle ne vient pas sourcer jusque sous la mer.
Trésor comme le dolmen de Briande, sépulture mégalithique à trois cent mètres de la mer, déjà pillée de ses monuments funéraires lorsqu'elle fut mise au jour en 1935 par Oscar Rappaz.
On n'y a retrouvé depuis que quelques pointes de flèches. Ce dolmen a été relevé et restauré en 1996. Sur l'îlot de Taillat culminant à 97 mètres au-dessus d'un bouquet de pins maritimes, la tour génoise dite tour Camarat n'a, quant à elle jamais été remontée...
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