Nos paysages semblent composés tout exprès pour mettre en valeur l'olivier, ce symbole de la Provence.
C'est un oléacée qui peut vivre plusieurs centaines d'années : en effet, lorsque le tronc est sectionné, des rejets se développent à la base et formeront un nouvel arbre.
Déjà, les Romains
utilisaient l'huile d'olive dans leur alimentation et pour l'éclairage ; dans gymnases et aux thermes, ils avaient découvert ses vertus pour les soins du corps.
Plus tard, l'huile d'olive trouva des débouchés dans l'industrie : dans le traitement de la laine, dans les savonneries de Marseille. Mais au XIXe siècle, les oléagineux tels que le colza ou les arachides la remplacèrent presque complètement, et les surfaces cultivées en oliveraies régressèrent. Aujourd'hui les provençaux sont d'autant fiers de leurs belles oliveraies que cette culture traditionnelle fut en péril.
Si d'ici l'on consomme quotidiennement l'huile d'olive, c'est autant pour l'incomparable saveur qu'elle donne à la cuisine provençale que pour les bienfaits qu'elle procure à la santé : son action est souveraine pour l'estomac, le foie, les intestins, la circulation sanguine et le coeur, le squelette, et même le cerveau ! Alors, devenez Provençal !
A Beaumes-de-Venise
, l'oléiculture est bien vivante, et chaque hiver, son moulin presse une huile d'une qualité remarquable. Visitez-le !
Auparavant, les producteurs ont procédé à la traditionnelle récolte, que l'on appelle ici l'olivade ou l'olivaison. Elle s'effectue après les premières gelées, aux mois de novembre et décembre. La Verdale se cueille à l'aide de petits rateaux et de filets tendus sur le sol : elle est destinée à la presse pour produire une huile savoureuse. Cependant que la tanche est cueillie à la main pour être dégustée noire.
Comme Madame de Sévigné l'écrivit dans ses "Lettres" : "Je ne saurais vous plaindre de n'avoir pas de beurre en Provence puisque vous avez de l'huile admirable".
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