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Depuis 1963, une réserve naturelle protège les oiseaux migrateurs du fusil des chasseurs. Que serait la Dombes sans ses oiseaux ?
Dans les étendues fluides où l'eau et la terre se mêlent et se confondent ils ont trouvé une terre d'accueil qu'ils embellissent de leurs blanches silhouettes : héron cendré au long cou gracieux, héron bihoreau que ses habitudes crépusculaires et nocturnes font surnommer corbeau de nuit, aigrette immatérielle de beauté. Le butor de brun vêtu, les mouettes qui en vols serrés vont des champs labourés aux bords des étangs, tout ce peuple de l'air et de l'eau fait aussi de la Dombes un lieu où le rêve peut encore s'épanouir.
Un étang de la Dombes, un soir au soleil couchant, image banale et facile certes, mais qui plonge toujours celui qui la contemple dans un monde de beauté paisible : l'étang charrie des coulées d'or rouge coupé de longues plaques d'étain mat. Les canards qui s'élèvent sur l' eau éclaboussent leurs ailes de gouttes de cuivre. Les cris des mouettes s'apaisent, et monte le long des berges le chant des crapauds. C'est l'heure glorieuse où le soleil finissant tremble et s'immerge.
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La magie des Dombes est aussi dans ses aubes où renaissent les cris des oiseaux sortis de la nuit. Les chevaux marchent doucement en bordure des joncs. La brume, chère au coeur des Dombistes, les enveloppe encore jusqu'aux genoux. Cette brume sans laquelle l'esprit des lieux ne serait pas ce qu'il est.
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