Au XIXe siècle le Chatus était principalement cultivé sur la bordure cévenole du Bas-Vivarais (d'Aubenas à Bessèges) où il constituait la majorité de l'encépagement. La crise du phylloxéra dans les année 1880, détruisit la quasi totalité du vignoble.
La reconstitution se fit avec des variétés mieux adaptées à la production des vins de table (Aramon, Cahors, Producteurs directs américains, Jaquez, Hybrides).
Les vignerons de Vernon furent les premiers à greffer successivement des Chatus sur ds vignes américaines et du Jaquez dans la période 1880-1940. Le Chatus de Vernon était renommé pour son degré, sa couleur et son corps. Les générations ont passées, et avec elles les modes, le Chatus faillit disparaître, oublié.
Aujourd'hui subsistent à Vernon, dans le Pays Beaume-Drobie
, trois hectares de vignes centenaires et avec elle un dicton : "Avant, lorsque l'on voulait faire du bon vin, on mettait du Chatus dans la cuve". Aiguillonnés par ces mots, les vignerons de la cave "la Cevenole", ont entrepris depuis 1980 un programme de sauvegarde puis de replantation de cette variété.
En mars 2000, le Syndicat des Producteurs de Chatus en Cévennes Ardéchoises est né, encouragés par ce travail, les vignerons se remettent au labeur autour de la Raisaine, cepage blanc, et en espèrent des résultat aussi prometteurs.
Frédéric Allamel.
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