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Aujourd'hui ces pratiques ont tendance à disparaître, et la garrigue s'installe avec le Genévrier commun, le Cade, le Genêt scorpion et des plantes aromatiques, telles Lavandes, Thym ou Sarriette.
Elle évolue vers un taillis parfois impénétrable de Chêne vert et Chêne blanc (pubescent) au sous-bois de Buis et Salsepareille, domaine du Sanglier.
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La rivière : La paisible Ardèche descendue chaque été par les canoéistes peut se transformer en quelques heures en un torrent impétueux détruisant tout sur son passage. À l'origine, une alimentation par un bassin-versant pentu sur lequel s'abattent à l'automne d'importantes précipitations à caractères orageux, grossissant des affluents tumultueux, la Baume et Chassezac. Une végétation typique des berges, la ripisylve, se maintient sur les bancs de sable et graviers apportés par les crues. C'est le domaine du Peuplier blanc, du Frêne et de l'Orme. La faune piscicole présente un intérêt particulier avec l'Apron, endémique du bassin rhodanien. Grâce aux nouvelles passes à poissons et aux efforts entrepris sur la qualité de l'eau, l'Alose, grand migrateur méditerranéen, revient dans les Gorges.
Le milieu souterrain : Enrichie en gaz carbonique par son passage dans l'atmosphère, l'eau de pluie dissout le calcaire, élargit les fissures en puits et galeries. Elle déposera au niveau des résurgences un calcaire aéré, le tuf. Dans les cavités, le calcaire dissous précipite, donnant des concrétions aux formes les plus diverses, stalactites, draperies, fistuleuses... Dans ces profondeurs sans lumière, un petit monde s'est adapté, insectes, crustacés... souvent aveugles et sans pigmentation. Les chauves-souris viennent hiberner et se reproduire.
L'homme préhistorique a occupé de multiples cavités et abris-sous-roche, nous laissant de nombreux vestiges (gravures, peintures rupestres, silex, poteries...).
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