L'histoire récente en est bien connue, l'île accède au statut de département français le 19 mars 1946. Mais, qu'en est-il des grandes dates qui ont jalonées l'histoire ancienne de cette île paradisiaque située au coeur de l'océan Indien par 21° de latitude sud et 55°30 de longitude est.
Les Portugais, semble-t-il , les premiers la signalèrent et la portent sur une carte datée de 1518. L'île est encore inhabitée. Ils lui donnent pour nom MASCARENHAS. Elle devient une escale pour les navires qui vont d'Europe vers les Indes Orientales. En 1642, un navire français, "Le Saint-Louis", déclare en prendre possession, c'est d'ailleurs le nom qu'il donne au port "LA POSSESSION
". C'est un hâvre , bien utile, pour faire des vivres et de l'eau avant de reprendre la mer.
Le gouverneur de MADAGASCAR, Mr DE FLACOURT, en 1646 exile des mutins de Fort-Dauphin pour une peine de trois ans sur l'île. Et surprise ! trois ans plus tard, ils sont en excellente santé, L'abondance du gibier, cochons sauvages, cabris, oiseaux de terre, de rivière, la pureté des eaux qui ruissèlent depuis le PITON à plus de trois mille mètres... La réputation paradisiaque de l'île se propage, le peuplement, puis la colonisation commence... En 1664, la Compagnie des Indes Orientales est crée par COLBERT. L'île devient "ILE BOURBON", un grand marin breton MAHE de LABOURDONNAIS accroit sa prospérité.
La révolution française de 1789 est trop lontaine dans cet Océan Indien pour apporter de grands changement, sauf celui de son nom. Le 19 mars 1793, la convention décide de l'appeler "ILE DE LA REUNION". On oublira les 4 années d'ILE BONAPARTE, les autres 4 années d'occupation anglaise, d'un traité de Paris qui permet à la France en 1815 de reprendre l'hégémonie de l'île.
On continue la culture des caféiers, des girofliers, de la vanille, mais une nouvelle culture prend de l'importance la canne à sucre, on distille du Rhum. Les esclaves sont affranchis en 1848 et l'île redevient l'île de la Réunion ! En 1870, la route des Indes ne fera plus escale à la Réunion, le trafic maritime devient minime, ce boulversement s'appelle Canal de Suez. Pour favoriser les échanges avec la métrople il faut citer le Port-de-la-Pointe des Galets en 1864, l'aérodrome de Gillot en 1929. La seconde guerre mondiale obligera l'île à vivre isolée de tout. La fin de la guerre lui apportera sa plenitude de département français, voguant au rythme de la politique de la lointaine Mère-Patrie.
Renseignements Pratiques
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