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L'annonce du réveil du Piton de la Fournaise, le 9 mars 1998 à 15h05, tonne comme un coup de canon dans le ciel de la Réunion
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L'impatience longtemps retenue n'a d'égal que la vague d'enthousiasme qui submerge l'île toute entière : en quelques heures, des milliers de voitures convergent vers le volcan.
D'impressionnantes fontaines de lave visibles comme rarement elles l'ont été de mémoire d'homme, a un peu plus de deux kilomètres à vol d'oiseau du parking terminal du Pas de la Bellecombe, accessibles à pied en moins d'une heure et demie de marche.
Au fil des jours, deux cônes principaux se forment.
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Le 12 mars, une seconde éruption débute à plusieurs kilomètres de la première, toujours dans l'enclos. Mais son activité ne dépassera pas quelques semaines. En revanche, le Piton Kapor, ne se calme pas. L'activité s'installe pour des mois comme il en existe peu d'exemples dans l'histoire connue du volcan, drainant des dizaines de milliers de visiteurs.
Alors que les éruptions de la Fournaise durent rarement plus de six à sept semaines, on semble battre cette fois le record du siècle supposé, vieux de plusieurs décennies. La lave finit même par atteindre la route nationale. Les scientifiques expliquent la prodigalité du volcan par la montée progressive, au cours des années précédant cette éruption hors du commun, d'énormes quantité de magma qui ont rempli le système de réservoirs de la Fournaise
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